
Dans les jeux vidéos, je suis de plus en plus victime du « syndrome de la pile« . En clair : la liste de mes jeux à faire se remplit plus vite que ma capacité à les finir, d’où la pile de jeux qui s’amoncellent. Dans ce contexte, chaque jeu fini est une victoire de plus (surtout lorsqu’il est bien), qu’importe si le jeu est sorti en 2008…Je peux donc enfin vous parler de Dead Space, survival-horror quasi ultime.
Je vais vous avouer un petit quelque chose, j’ai eu peur, très peur devant ce jeu, et même quand je ne jouais pas dans le noir. Dead Space est un jeu qui vous glace le sang à chaque instant, un jeu où l’on préfèrera le plus souvent marcher que courir (chose qui ne m’était plus arrivé depuis les claques qu’avaient été Resident Evil et Silent Hill). Petit mot sur l’histoire : vous incarnez Issac Clarke, un scientifique en mission sur l’USG Ishimura, véritable ville spatiale ne donnant plus signes de vie. Une fois sur place, vous vous rendrez vite compte que les passagers ont tous disparus, laissant place à de mystérieux monstres appelés Nécromorphes.
Vous voilà donc, pauvre petit ingénieur perdu au milieu d’un gros vaisseau, à tenter de comprendre ce qui se passe aidé d’une petit équipe lui donnant des indications par radio. Une des choses qui marque lorsqu’on joue à ce jeu est l’absence d’interface bloquant le jeu. Je m’explique, lorsqu’on affiche le menu, celui-ci apparaît sous la forme d’un hologramme (très classieux d’ailleurs) sortant de l’équipement d’Isaac. Mais le jeu ne s’arrête pas pour autant, impossible donc de bloquer le jeu lors de grands coups de stress sous prétexte qu’on change d’arme. Pour pallier à ce qui aurait pu être un problème (se faire charcuter pendant qu’on cherche quelque chose dans son inventaire aurait pu vite devenir très énervant), des raccourcis ont été mis en place : les touches directionnelles pour les armes et un bouton pour se soigner, c’est simple et efficace. A noter aussi qu’il n’y a aucune donnée à l’écran, votre niveau de vie apparait simplement sur le tuyau d’oxygène dans le dos d’Isaac.
Dans le même ordre d’idée, les divers documents glanés sont principalement des enregistrements audio et vidéos, qui s’intègrent parfaitement dans le jeu, puisqu’on peut continuer à jouer pendant ce temps, on est loin des pavés de plusieurs pages d’un Resident Evil. Mais revenons-en aux Nécromorphes, car les tuer changera des « head shot » auxquels on est habitué puisque a été mis en place un système de « démembrement tactique« . Derrière ce nom marketing se cache une vraie bonne idée : pour tuer un ennemi, il faut le vider de son sang et donc le démembrer. Un peu de barbarie supplémentaire dans ce monde de violence gore (car oui le jeu est très violent et très très gore). Du coup les armes correspondent à ce besoin : à vous les joies du trancheur laser et autres scies ioniques. Il est bizarre en tout cas de voir combien il peut devenir jouissif de trancher dans le tas en jouant à l’apprenti boucher lors d’une grosse attaque.
Il y’aurait tellement de choses à dire sur ce jeu et l’article est déjà bien long… : l’atmosphère mélangeant « Alien » et « 2001 : l’odyssée de l’espace » (avec une touche de « The thing« ), les passages en apesanteur mais surtout ceux en dehors du vaisseau, où en l’absence d’air, on n’entend que sa respiration et le vide interstellaire. Et comment ne pas mettre en évidence la bande son du jeu qui est certainement l’une des meilleures qu’il m’ait été donné d’entendre. Le travail sur les bruits est simplement saisissant, et vous passerez régulièrement votre temps à vous retourner, croyez-moi. Même si ce jeu pique pas mal d’idées à d’autres, il parvient à avoir une ambiance propre. J’aurais aimé une histoire un peu plus originale mais là n’est pas l’essentiel : ce jeu parvient à nous scotcher sur notre fauteuil durant une douzaine d’heures et c’est bien là le principal. Et en plus il est beau…Vivement la suite ! (prévue pour 2010)
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Chubaka
février 4th, 2010 le 11:55
Moi perso le jeux auquel je flippe le plus de jouer c’est Alexandra Ledermann 5 : le retour!!!
Bouuuuhhoou j’ai eu un frisson rien que d’en parler….
moby
février 4th, 2010 le 12:50
Bordel, tu vas me donner des cauchemars avec tes conneries ! Ca va pas la tête ? J’hésite sérieusement à te censurer. Pourquoi ne pas parler de Léa Passion tant que tu y’es ???