
Tiré du livre éponyme de Cormac McCarthy (auteur entre autres d’un certain « No country for old men« ) qui a obtenu grâce à celui-ci le prix Pulitzer, « la route » est un de ces films qui vous restent dans la tête longtemps après la fin de la séance, avec une question qui vous taraude l’esprit : « que ferais-je à leur place ? ».
Petit aperçu de l’histoire : dans un futur post apocalyptique, un homme et son fils tentent de survivre dans un monde dévasté. Il n’y a plus d’animaux ni de plantes, et donc plus de nourriture. Toute forme de société a disparu, et les quelques survivants se partagent le rôle de chasseurs et de gibiers (au sens primaire de la chose). Vous avez du vous en rendre compte, l’heure n’est pas à la joie. Car nous sommes ici en face d’un des films les plus noirs qu’il m’ait été donné de voir. Le ciel est sans cesse couvert d’un voile de brouillard, les décors ne sont composés que de ruines et l’espèce humaine a clairement choisi son camp en plongeant dans ce qu’il y’a de plus sombre en elle.
Pour survivre, l’homme et l’enfant marchent vers le sud dans l’espoir de trouver une terre plus clémente. Mais les horreurs qu’ils traversent nous mettent en face de notre propre humanité, ou plutôt du manque d’humanité. Ce qui marque en regardant ce film est la solitude qui entoure nos deux « héros ». Et les quelques rencontres (parfois bonnes, souvent mauvaises) ne permettent pas de mettre fin à cet isolement. Car l’absence de nourriture (et non le manque, ce qui fait une énorme différence) empêche la formation de toute confiance, chaque source de nourriture étant protégée comme un trésor, même si cela induit de voir les autres mourir.
Fuite vers l’avant dans le seul but de survivre, « La route » est un film très dur, pas tant dans les images que le propos de l’histoire. En prenant de l’homme ce qu’il a de plus noir, l’auteur et le réalisateur nous livrent un récit où chacun pourra tenter de trouver sa place. Finalement, la seule lumière qui éclaire ce triste constat est l’amour infaillible qu’a ce père pour son fils (les deux acteurs sont d’ailleurs excellents), ça peut sembler peu, mais au milieu de ce monde décomposé, c’est tout ce qui reste. Un très grand film à voir absolument.
PS : une bande annonce que j’ai trouvé, bizarre, il y’a des choses que l’on ne voit pas dans le film (les catastrophes naturelles notamment et certains plans avec Charlize Theron qui ne sert pas à grand chose mis à part mettre son nom au générique…)
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Medvih
décembre 17th, 2009 le 0:48
La prochaine fois que tu vas au cinéma, m’appelle pas ! L’histoire est intéressante mais pour avoir vu « No country for old men » c’est vraiment pas le genre de films que j’irais voir au cinéma. Bonjour la déprime dans la salle