
Si à la grande époque des westerns spaghettis, quelqu’un avait dit que Clint Eastwood deviendrait un des réalisateurs les plus doués de notre époque, je ne suis pas sûr que beaucoup l’aurait cru. Et pourtant, force est de constater que le bonhomme sait comment s’y prendre pour raconter une histoire. Et ce n’est pas « Gran Torino » qui lui donnera tort.
Je sais que le film est sorti depuis un bon bout de temps, mais je ne l’ai vu que récemment et il m’a bien remué, à l’image de ce qu’avait réussi à faire « Million dollar baby« . Pourtant, le synopsis ne me donnait pas réellement envie : l’histoire d’un vieux grincheux, ancien de la guerre de Corée, qui redevient ami avec ses anciens ennemis, le tout sur fond de guerre de gangs. Et pendant presque une heure, j’ai eu bien peur que ce film ne décolle jamais, ne restant qu’une caricature sur les conséquences de la guerre, même de nombreuses années après qu’elle soit finie.
Mais une fois le film véritablement lancé, cette crainte est balayée d’un coup de caméra par un Clint Eastwood définitivement autant à l’aise devant que derrière la caméra. Le réalisateur nous raconte une histoire, et il le fait à la perfection. Une histoire qui monte crescendo en pression, tout en prenant le temps de s’arrêter sur les rapports humains – toujours importants dans ses films – mais sans que cela ne devienne à aucun moment barbant. La fin augmente cette impression de maitrise en distillant l’émotion là où nombre serait tombé dans la larme facile.
Sobre, le film parvient à nous attirer malgré nous dans une histoire somme toute assez classique. Mais le talent du réalisateur fait le reste, et rend une copie quasiment sans faute, entre émotion et violence, sur les rapports humains. Et même si la morale manque un peu de finesse, avec ses symboles énormes – la Gran Tonrino notamment – aucun doute, nous avons affaire à un très grand film.
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Chubaka
octobre 6th, 2009 le 11:24
Rappelons que cet homme a fait une belle et grande carrière alors qu’il a du porter beaucoup de pantalon en cuir et a même tourner avec un orang-outan!!!
Respect!!!
Sigo
octobre 9th, 2009 le 11:38
Je suis complètement d’accord quant à la grandeur de ce film. J’ai aussi eu des doutes pendant une première partie de film mais ensuite le bluff!!! Ca change de certains films qui font un ix entre Rambo et Men in Black
Billy
octobre 17th, 2009 le 13:25
Je dis attention, on ne critique pas JOHN RAMBO