
Reparlons un peu de choses sérieuses et revenons sur un sujet plus qu’actualité : l’écologie. Avec au programme un projet pharaonique puisqu’il s’agit de construire un réseau de centrales solaires en plein désert africain pour alimenter l’Europe et l’Afrique en électricité. Le projet est très sérieux et porte un nom de code : Desertec.
Derrière ce projet se cache plusieurs entreprises (notamment allemandes), et pas n’importe lesquelles puisqu’on compte dans les rangs Siemens, RWE, Eon ou encore la Deutsche Bank (bizarrement il n’y a pas Total…). Car tout cela a un coût et pas n’importe lequel. En effet, 1,5 trillions d’euros serait nécessaire pour mener le projet à terme ! Mais parlons-en plus en détail. Ce projet part d’un constat : le soleil fournit en six heures autant d’énergie que ce que l’humanité consomme en une année ! Du coup, en ne couvrant que 0,3 % des déserts du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord en centrales solaires (ce qui représente tout de même un territoire équivalent à l’Autriche), on pourrait se passer de toute énergie « fossile » en une cinquantaine d’année.
Et si ceci devient possible, c’est parce que le transport d’énergie sur de très longues distances ne fait plus peur, il devient ainsi possible d’acheminer l’électricité créée en Afrique vers l’Europe. Mais Desertec ne se limite pas à cet aspect industriel, la fondation veut participer au développement local des populations chez qui les centrales seront créées. Cela va bien sûr de la création d’emplois à la construction d’usines de désalinisation de l’eau de mer. Un projet écologique (enfin) à grande échelle et réalisable rapidement (une réunion très importante aura lieu le 13 juillet prochain à Munich), un aspect humanitaire qui n’est pas laissé de côté, Desertec serait-il parfait ? Non, bien sûr que non…
Car on peut se demander si après avoir pillé l’Afrique des ressources de ses sols, on ne serait pas en train de faire la même chose avec le soleil…Et si les populations locales auront sans doute beaucoup à gagner de la mise en place de centrales sur leur territoires, quid des zones plus reculées qui ne recevront rien ? De plus, l’instabilité politique de certains pays d’Afrique risque de rendre la tâche compliquée à Desertec, même si la fondation déclare qu’il s’agira d’un facteur essentiel pour la localisation des centrales. Néanmoins, on ne peut que saluer un tel projet qui ose proposer une vraie solution. Et pour ceux qui se le demandent, la France n’y prend pas part puisqu’elle compte d’abord sur le nucléaire…On verra dans 50 ans.
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Chubaka
juin 19th, 2009 le 10:01
Si quelqu’un pouvait inventer un moteur à la bière…