Watchmen : les gardiens

Généralement quand je sors du ciné, je sais si j’ai aimé le film ou pas. Encore plus que quand on regarde un film chez soi, le cinéma a tendance a exacerbé le ressenti. Mais là je suis très embêté, parce qu’après être allé voir The Watchmen : les gardiens, le principal mot qui me vient à l’esprit est : mitigé.

Oui, mitigé, car il y’a un peu du lard et du cochon comme on dit. De très très bonnes choses comme un générique de début exceptionnel, une très bonne histoire et une superbe ambiance. Malheureusement le tableau n’est pas parfait et est terni par un scénario parfois brouillon qui rend le tout assez confus. Dommage car comme dit plus haut l’histoire est vraiment intéressante : nous somme en 1985 dans un monde où les Etats-Unis ont gagné la guerre du Vietnam grâce à quelques super-héros et notamment le Dr Manhattan. Mais cette victoire n’a pas mis fin à la guerre froide, et le monde est au bord d’une guerre atomique.

Revenons sur ce scénario, les auteurs ont décidé de ne pas présenter directement cette situation mais l’ont dilué dans les dialogues et les différentes émissions. Si ce procédé a l’avantage de ne pas nous balancer une tonne de données en une minute, les informations sont un peu fournies au compte goutte et on passe la première demi-heure dans une sorte de brouillard à tenter de tout comprendre, et je n’ai parlé que du contexte. Car la vraie trame de l’histoire par du meurtre d’un de ces super héros, le comédien. Une enquête débute alors pour tenter de comprendre le pourquoi du comment.

Un des intérêts du film vient du fait que grâce à sa longue durée (2h45 !), Zack Snyder (réalisateur de 300) prend le temps de présenter ses personnages et leur donne un réel relief. Chacun a droit à son histoire, ce qui n’est pas de trop pour comprendre les liens et les sentiments que ces héros ont les uns pour les autres. Malheureusement, certaines longueurs apparaissent tout de même, et si les pensées philosophiques du Dr Manhattan ne sont pas inintéressantes, on aimerait parfois qu’il tourne un peu moins autour du pot.

Mitigé donc, on a d’un côté des supers héros au service d’une histoire et non le contraire (ce qui me pousse à dire que c’est un film avec des super héros et non pas de super héro) et de l’autre des longueurs qui trainent. Mais les superbes effets spéciaux et la réalisation léchéel’empêchent de tomber dans l’ennui. Beaucoup plus adulte que les films du même genre, tout y’est beaucoup moins simple et manichéen, et plus intéressant. Un film à voir donc, mais qui pourrait en rebuter de par ses ralentis un peu trop nombreux et son contexte peu expliqué. Vous voilà prévenu.